Situation Actuelle

 

La Guinée subit les impacts de décennies d’exploitation commerciale des ressources ligneuses et de défrichements agricoles au sein de la mangrove guinéenne alors que plus de 4% de sa superficie disparaît annuellement. Autrefois, la mangrove guinéenne était reconnue comme une excellente zone pour la production de sel, la culture de riz, la coupe de bois de chauffage, la pêche, etc.

Aujourd’hui, la rareté des ressources naturelles à proximité des villages s’accentue sur le littoral guinéen et cette tendance affecte de façon disproportionnée les femmes et les filles pour qui les revenus quotidiens dépendent de ces ressources. Comme elles doivent travailler davantage pour de plus faibles revenus, accorder une importance à leur éducation devient inenvisageable. Cette dégradation des conditions de vie des femmes et des filles ne fait qu’augmenter leur précarité et écarter leur autonomie à plus long terme.

Face à cette problématique, les habitants de Kakossa ont mis en place un plan de gestion communautaire de leurs forêts afin de pallier à l’appauvrissement de leur environnement et de leur communauté. Les besoins identifiés par les femmes de l’île de Kakossa sont :

1. Assurer durablement une diversification des activités génératrices de revenus pour les femmes des villages de l’île de Kakossa (saliculture solaire, agroforesterie et apiculture).

2. Favoriser une implication des femmes dans la gouvernance des ressources et la gestion durable des mangroves.

3. Réhabiliter les mangroves avec des activités de transplantation de pousses et cartographier les différentes aires protégées.

L’équipe du Projet KINSI

Coordonnateur de projets

Richard Dupéré

Coordonnateur Technique

Cece Noël

Coordonnateur Communautaire

Koly Doré

Consultant Apiculteur

Gilbert Millimouno

Consultant Agronome

Dramou Florent

Animatrice sociale

Adèle Haba

Chauffeur

Mohamed Conté

Cuisinière

Kaïssa Onivogui

Avec le soutien financier de :

Notre Intervention

 

Les mangroves sont une source de revenus importante pour les habitants de l’île, particulièrement les femmes. Ces dernières sont les premières victimes des impacts liés à la dégradation du littoral, mais leurs voix sont que très rarement entendues. En effet, l’absence des femmes dans la plupart des instances décisionnelles sur l’île démontre l’absence de considération pour leurs besoins, directement liés au bien-être de la communauté en général. Cette initiative en trois étapes adopte une approche holistique afin d’assurer la durabilité de l’intervention.

Trois principaux axes seront réalisés dans ce projet :

1. Le renforcement de la participation paysanne, particulièrement des femmes dans l’aménagement et la gestion durable des mangroves permettra une prise de décision plus sensible à leurs enjeux à moyen et long terme.

2. La mise en place de nouvelles activités génératrices de revenus (agroforesterie, apiculture et saliculture solaire) pour les femmes les outillera et permettra de renforcer leur autonomisation.

3. Le renforcement des capacités de la communauté paysanne, particulièrement des femmes, à restaurer et conserver des zones vulnérables de mangroves permettra, en complémentarité avec les deux premières étapes, d’assurer une protection de leurs activités génératrices de revenus en plus d’améliorer l’environnement immédiat des communautés.